Edito

Emergence, changeons de logiciel !

Ces dernières décennies de politiques d’aide et de coopération en matière de développement ont prouvé une inefficience globale difficilement contestable.

Avec une estimation supérieure à 1 200 milliards de dollars engagés sur le continent africain rien que depuis le début du siècle (APDi, ONG, hors IDEii), force est en effet d’observer que les résultats sont loin d’être satisfaisants.

Nombreuses sont les voix qui le constatent, voire qui suggèrent même régulièrement que ces aides ont pu, indirectement, contribuer au maintien du non développement (manne anesthésiant les acteurs politiques, accroissement de la dette, confortement de la dépendance par le secours d’urgence, prévalence du conjoncturel sur le structurel, du traitement des conséquences au dépend de celui des causes, …).

En dépit d’une nette évolution de leurs approches de l’aide, les bailleurs de fonds et institutions financières internationales peinent à trouver des formules efficaces d’accompagnement au développement.

Il en est de même pour l’aide bilatérale traditionnelle qui, malgré des remises en cause réelles de fonctionnements et d’objectifs devenus obsolètes, réussit mal à dépasser des succès ponctuels, trop souvent et rapidement, dissous dans un environnement économique, légal et social en grand décalage. Les effets de l’aide et de la coopération venant des nouveaux acteurs (Chine, Inde, Turquie, Maroc,…) restent encore à analyser, mais il est à craindre qu’il ne contribuent qu’à la marge, et trop lentement, à l’établissement des véritables ressorts de l’émergence que sont la bonne gouvernance et l’état de droit, un tissu dense de TPE/PME créatrices d’emplois durables et qualifiés, issu d’une classe moyenne indépendante des retombées aléatoires des financements extérieurs.

Il est temps de remettre en cause profondément les anciens schémas de pensée, et en particulier les approches macroéconomiques de type « top-down » dont la perfection théorique et régulièrement démontée par la pratique, ou encore la croyance que des modèles de développement exogènes peuvent générer des développements endogènes.

Les théoriciens du développement et les techniciens de l’aide ont trop souvent une vision bornée, soit par des réflexes systémiques, étatiques, voire académiques, soit par l’urgence humanitaire. Généralement par manque d’expérience, parfois par facilité, ils méconnaissent la véritable source de création de richesses, le moteur universel du progrès et du développement : l’Entrepreneur.

C’est lui/elle, qui est à l’origine de l’activité économique, sociale et culturelle. C’est de lui/elle qu’est issue l’entreprise, donc la création d’emplois. C’est lui/elle qui porte la croissance, ce sont ses valeurs qui participent à l’équilibre de nos communautés.

A l’image d’un arbre, dont la santé et la production fruitière dépendent directement de son enracinement dans la terre, c’est sur la fertilité de son entrepreneuriat qu’une société construit son émergence et sa pérennité.

Ce qui est vrai dans les pays développés où les TPE/PME portent plus de 50% du PIB et une large majorité des emplois, l’est à l’évidence dans la dynamique de l’émergence.

Les grandes entreprises ont leurs fonctionnements et leurs stratégies propres, généralement indépendants des financements extérieurs qui, souvent, s’apparentent à des effets d’aubaine. Elles ont la puissance qui manquent aux PME pour orienter, voire imposer, les aménagements légaux nécessaires à leurs investissements et à leurs partenariats avec les Etats. Leur internationalisation peut également les rendre dramatiquement volatiles sur un territoire.

Il devient indispensable de faire évoluer le « logiciel » du soutien au développement en complétant ce dernier par une approche innovante basée sur la diversité plutôt que sur la concentration, sur la confiance plutôt que sur le contrôle, sur l’Homme plutôt que les structures. La multiplication des partenariats entre les entrepreneurs du nord et du sud est un axe majeur de l’émergence. Ces derniers partagent les mêmes valeurs (courage, imagination, résilience, travail et acceptation du risque, …) et sont complémentaires (savoirs faire, soutiens d’Etat forts et capacités financières, d’une part, très forte dynamique entrepreneuriale, connaissance des marchés et des cultures d’autre part).

« Chainon manquant » du développement, l’Entrepreneur est aussi celui qui, par son action locale, valide une pensée globale dont il est le meilleur vecteur, Il en est l’acteur naturel par son engagement personnel et les risques qu’il prend.

Les Etats, avec leurs partenaires internationaux, doivent impérativement en prendre conscience et en valoriser l’extraordinaire potentiel de contribution à une croissance diversifiée, partagée et endogène.

Indispensable aux populations africaines, l’émergence du continent ne l’est pas moins à l’Europe (et en particulier à la France). L’avenir est commun sur l’axe Euro-Med-Afrique. Il est, à l’évidence économique, mais aussi social et sécuritaire : seule une aisance moyenne tarira, à la fois des flux migratoires dramatiques et les sources d’un terrorisme suicidaire.

Si l’aide reste encore indispensable (et insuffisante) en matière humanitaire, elle doit s’y limiter et ne plus se confondre avec un objectif partagé de développement basé sur des politiques collaboratives de partenariats et de coopération, privilégiant le « avec » plutôt que le « pour ».

Yves DELAFON

Président

Africalink

Pourquoi AfricaLink ?

En Afrique se joue le futur du Monde. Avec l’Afrique, en résonance avec un passé souvent partagé s’écrit l’avenir de la France et de l’Europe.

  • 1.2 milliards d’Africains au seuil d’une émergence programmée, assumée et portée par une nouvelle génération d’entrepreneur(e) s remarquables, adossée à une classe moyenne en croissance de plus de 350 millions de personnes.
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Croissance

des taux de croissance diversifiés selon les États africains, mais souvent supérieurs à 6 %

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1.7 milliards d’habitants

des deux rives, complémentaires et partageant un avenir commun

AL-icon-partage

Marseille et l'Afrique

Nous vivons un changement profond du « logiciel » de développement. Un développement endogène mu par la vitalité de l’entrepreneuriat et des PME des deux rives de la Méditerranée.

AL-icon-reseau

Avec 10 ans d'expérience

Le partenariat avec la CCI Marseille-Provence, qui a constitué des réseaux solides et fiables en "Méd-Afrique", conforte et accélère le projet Africalink dont les membres assurent la gouvernance

AL-icon-reseau

A Marseille-Provence

Marseille Provence : 2 600 ans d’ouverture au sud Marseille Provence : porte historique naturelle de l’axe majeur Afrique-Méditerranée-Europe : La plus ancienne des chambres consulaires accompagne AfricaLink

Pour qui ?

Les entrepreneur(e) s « d’ici et de là-bas », une communauté originale partageant des valeurs et désireuse d’assurer, ensemble, la prospérité de leurs projets, tout en contribuant à l’amélioration de leur environnement économique, social et culturel.

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Les entrepreneur(e)s européen(ne)s

Et plus particulièrement ceux d’Aix Marseille Provence, qui ont une stratégie de développement en Afrique, avec leurs homologues du continent.

AL-icon-concept

Les entrepreneur(e)s africain(e)s

qui souhaitent développer leurs activités en partenariat avec leurs homologues provençaux, français, européens

Quel concept ?

Créer une communauté d’entrepreneur(e)s et d’acteurs/actrices économiques orientée vers une stratégie de développement économique « Europe-Afrique ». Partager des réseaux à forte valeur ajoutée et des contacts qualifiés. Promouvoir activement des partenariats industriels et commerciaux

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Entrepreneur(e) s et partenaires

Publics et privés, nationaux et multinationaux, qui adhérent à des valeurs et objectifs communs repris par une charte qui s’engagent à respecter

AL-icon-Link

Les entrepreneur(e)s et partenaires

Seront français, européens et africains dès le lancement d’Africalink. Des communautés nationales Africalink seront suscitées dans les premiers mois du Link.

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Développement d'actions

Outre une communauté économique d’échanges entre ses membres, le Link a vocation à initier des actions collectives, des manifestations spécifiques en Europe et en Afrique, à engager et publier des réflexions sur les enjeux du développement du partenariat Europe/Afrique.

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Partage et exploitation des DATA

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Prospérité

Contribuer directement, par l’accroissement de la prospérité, à freiner à la source les dramatiques flux migratoires et la violence terroriste

Envie d'en savoir plus ?

Le concept et l'histoire derrière AfricaLink expliqué dans un article complet, publié sur le site de la CCI Marseille Provence.

Nos soutiens

Une démarche initiée en Juin 2017.

Avec le soutien de la CCI Marseille Provence, de l’UPE13, du Club Apex, de la CPCCAF, de la CCI International PACA, d'Aix Marseille Provence Métropole, du Groupement des Entrepreneurs Provence Aix et Hub Africa

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